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LE VILLAGE 

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Peyremale avant 1789 
Antiquité

Le nom du village s'étant au cours des âges orthographié de différentes façons, nous nous tiendrons à la forme actuelle et définitive, immuable depuis quelques siècles.

L'origine de Peyremale remonterait à l'époque néolithique, puisqu'on peut trouver sur le territoire de la commune plusieurs dolmens fort bien conservés et orientés sur lesquels les siècles ont passé sans grand dommage.
Pourtant en principe, à cette époque qui se perd dans la nuit des temps, il ne semble pas qu'il y ait eu des habitants sédentaires à demeure sur le sol Peyremalen, mais plutôt des bandes de pillards qui traversaient le pays en tous sens à l'occasion de leurs expéditions aventureuses.
Ces tribus pillardes empruntaient alors la voie Régordanne qui existait bien avant l'époque gallo-romaine.

Ici se place sur le plan national la conquête de la Gaule par les Romains.
Jules César qui, comme chacun le sait, était gouverneur de la province fondée par les Romains dans le Sud de la Gaule, notre Provence actuelle, décide de faire la conquête de la Gaule après avoir aidé le peuple des Eduens, à repousser les germains venus d'Allemagne. C'est donc en se rendant à la bataille pour aller attaquer les troupes gauloises commandées par Vercingétorix que les légions romaines ont traversé le pays mais en pacifiques.

Par la suite, les Gallo-romains ont aménagé la région : un camp de César a été établi à Portes et un camp secondaire à Peyremale, dénommé Castrum de Petra Mala (Camp de la Pierre Mauvaise).
Et pendant toute l'époque gallo-romaine le camp a subsisté. Mais lors de deux ou trois siècles qui suivent, l'histoire locale subit le sort de l'histoire de France.
En effet, sous les mérovingiens appelés aussi Rois Fainéants, la civilisation gallo-romaine disparaît : une misère effroyable règne partout, les belles villas romaines, les beaux monuments tombent en ruines.
Seuls, à l'abri des monastères, les moines continuent de cultiver la terre et de maintenir l'instruction.

Moyen âge

Or au VIIème siècle (*), des moines fuyant l'invasion sarrasine partie d'Espagne, ayant séjourné en Corrèze arrivent à Bonnevaux. Ils choisissent Bonnevaux (Bonne Vallée) comme halte parce que c'est un lieu très retiré où ils trouveront la paix qu'ils recherchent après cette fuite de plusieurs siècles (*) devant le péril musulman.
En ce siècle de la foi, animés par leur esprit missionnaire, les moines se mettent à l'oeuvre et, soit de leur propre chef, soit à la demande des seigneurs locaux, ils édifient les temples de Dieu.
C'est ce qui explique qu'ils aient à leur actif la construction d'au moins quinze églises environnantes : Bonnevaux, Gravières, Malons, Aujac et,....Peyremale

Pourquoi Peyremale ?
Très certainement à la demande du seigneur local qui avait son château établi non loin de l'église actuelle, au pied de la Tourasse.
La Tourasse était une construction destinée au temps des lances et des épées, des arcs et des flèches, à contribuer à la sécurité des habitants de l'endroit. Ce seigneur de Pierremalle désirant comme ses semblables, posséder sa chapelle et son chapelain, fait appel pour cela aux moines constructeurs d'églises de Bonnevaux. Ceux-ci se mettant à l'oeuvre édifient sur la colline de Mirandon une chapelle et un prieuré destiné à recevoir une petite communauté d'entre eux et appelé Cella monastique. Cette Cella monastique, après avoir subi des transformations naturelles depuis si longtemps est devenue l'actuelle demeure du prêtre, le presbytère.

Sous les suzerainetés successives, l'église a subi des transformations importantes.
(VOIR HISTOIRE DE L'EGLISE)Lien ICI

D'autre part, à mesure qu'ils défrichaient le terrain, les moines construisaient des fermes éloignées les unes des autres ce qui explique la multitude des hameaux composant le pays.
Les habitants de ces fermes, après le châtelain et sa suite, durent constituer l'assemblée des premiers fidèles assistant aux offices en la chapelle des moines de Mirandon.

Les seigneurs les grands suzerains

Sur cette région, qui comprend actuellement les cantons de Saint Ambroix, Bessèges et Genolhac, de 419 à 1789, les Seigneurs Comtes Evêques d'Uzès furent les grands suzerains, tantôt seuls, mais le plus souvent partageant cette suzeraineté avec quelques puissantes familles. Les Evêques d'Uzès étaient Seigneurs Suzerains de Peyremale ; ils recevaient l'hommage des Seigneurs locaux.

Peyremale est du reste, un des lieux dont la possession fut assurée en 1211 à l'église d'Uzès par un diplôme de Philippe Auguste.
Avant 1790, Peyremale était une paroisse du diocèse d'Uzès (doyenné de Sénéchas), prieuré culte de Notre Dame à la collation de l'Evêque (d'après l'histoire du Languedoc).

Or à cette époque moyenâgeuse, Peyremale a eu sa destinée intimement liée à celle de Portes.
C'est ainsi qu'une série de donations successives qu'il serait fastidieux d'évoquer et qui paraissent en outre peu claires et fort compliqués de 1052 à 1250 la haute suzeraineté de nos pays appartient à l'Evêque d'Uzès, à l'Abbé de Sauve aux Bermond d'Anduze et de Sauve.
Cette dernière famille va disparaître laissant ses droits aux Châteauneuf-Randon-Polignac. Or en 1320, Guillaume de Randon vend la baronnie de Portes à Guillaume de Budos, neveu du Pape Clément V.
Après les Châteauneuf-Randon-Polignac voici donc les Budos de Portes.

Enfin dans son testament de 1693 Marie-Félice de Budos, dernière marquise de Portes, décédée sans héritier direct puisque célibataire, et dont certaines vieilles mémoires se souviennent avoir entendu des cruelles légendes la concernant, lègue tous ses biens de Portes, de Theyrargues et de Génolhac à son cousin Louis-Armand, Prince de Conti. Les de Conti restent jusqu'à la révolution en 1791.

Les seigneurs locaux

Sous la mouvance des Evêques d'Uzès, des Abbés de Sauve, des Bermond d'Anduze et de Sauve (1052 - 1243), des Châteauneuf-Randon-Polignac (1250 - 1320), des Budos de Portes (1320 - 1693), des Princes de Conti (1693 - 1789) il y avait à Peyremale même, des Seigneurs locaux prenant le titre de « Seigneur de Peyremale »

C'est ainsi que sur les actes de l'époque sont mentionnés au XVIème siècle, noble Guillaume de Saint Martin , Seigneur de Peyremale et un peu plus tard noble Simon de Cottelier qui se disait aussi Seigneur de Peyremale.
D'après le Compois de 1640 le Seigneur de l'époque était noble Isaac de Peyremale.
Et le dernier en date devait se nommer de Rochemore d'Aigremont, mais la révolution a passé sur tout cela ne laissant que bien peu d'indices qui nous permettraient d'être plus précis.



Historique tiré d'un livre de l'Abbé BOUILLON, Ancien Curé de Peyremale.


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(*) Selon les observations apportées par l'un de nos lecteurs, il convient de rectifier les écrits de l'abbé BOUILLON. Il faut lire que « les moines ont fui l'invasion sarrasine partie d'Espagne au VIIIème siècle » et non au VIIème siècle. Par ailleurs, leur fuite aura duré tout au plus quelques années, plutôt que « plusieurs siècles ».

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