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Les DEPARCIEUX 

Article posté par Ψvr2909.
Paru le vendredi 8 janvier 2010 à 11:47
Vu 581 fois.

Les DEPARCIEUX



Antoine Deparcieux 1703-1768
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Antoine Deparcieux, dit aussi de Parcieux, est un mathématicien français, né au mas du Clotet à Cessous (alors hameau de la paroisse de Peyremale) dans la commune de Portes près d'Alès le 28 octobre 1703 et mort à Paris le 2 septembre 1768.

Biographie

Il est né le 28 octobre 1703 au mas du Clotet (ou Clutet) du hameau de Cessous, paroisse de Peyremale. Cessous appartient aujourd'hui à la commune de Portes (Gard). L'origine du patronyme Deparcieux est probablement le village de Parcieux, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Lyon. Au XVIe siècle, la famille Deparcieux habite la petite ville de Millery, au sud de Lyon. Leur plus lointain ancêtre connu est Benoît Deparcieux qui épouse Catherine Ducreux vers 1595.

Un de leurs petits-fils, Pierre Deparcieux, né à Millery en 1633 est maître-serrurier. C'est au cours des déplacements nécessités par l'exercice de son métier qu'il rencontre Jacquette Vidal, jeune cévenole originaire de Chamborigaud (Gard), qu'il épouse après contrat de mariage du 4 juin 1655 passé devant le notaire Bouquet de la paroisse de St-Florent. C'est le mariage, un peu surprenant pour l'époque, d'un lyonnais et d'une cévenole. Ils ont un fils unique, Jean-Antoine, né vers 1656. Pierre a un bon métier et une solide instruction. C'est lui qui achète le mas du Clotet de Cessous où il s'installe définitivement avec son épouse et son fils.
Leur fils, Jean-Antoine, épouse, par contrat du 1er septembre 1674, Jeanne Donzel de Peyremale. Ils ont sept enfants nés entre 1675 et 1703.

Antoine Deparcieux, le plus jeune et futur académicien, vient au monde en 1703, soit 29 ans après le mariage de ses parents. Ces derniers disparaissent alors qu'il est encore très jeune et il se retrouve à la charge de son frère Pierre, son aîné de 27 ans, nouveau chef de famille. Pierre, reconnaissant sans doute son intelligence précoce, l'envoie à l'école chez le prieur de Portes, puis chez celui de St-Florent.

Vers vingt ans, pour des raisons qui restent encore obscures, il quitte définitivement sa famille. On le retrouve à Lyon où il offre ses services au collège des Jésuites pourvu qu'on lui permette de suivre les cours ; il y apprend les mathématiques grâce à l'un des pères. Il part ensuite pour Paris où il a des débuts très difficiles. Il a la chance de rencontrer M. de Montcarville qui le protège. Il se fait constructeur de cadrans solaires, ne peut satisfaire à la demande et s'enrichit. Il se consacre surtout à l'étude des applications sociales des mathématiques. Il devient l'ami intime de Fontenelle, de Lavoisier, de Cassini, de Vaucanson et de Réaumur. Il remplace M. de Montcarville à la chaire du Collège de France.

En 1733, il publie un premier traité de trigonométrie qu'il reprend en 1741 sous le titre de : Nouveaux Traités de Trigonométrie Rectiligne et Sphériques avec un Traité de Gnomonique. Les Traités de Trigonométrie "sont accompagnés de tables des sinus, tangentes ... des logarithmes des nombres de 1 à 20.000, et des logarithmes des sinus et tangentes". Le Traité de Gnomonique reprend les principes et les tables des traités de trigonométrie pour définir les règles de construction des cadrans solaires.

Mais c'est sur la demande de M. de Boullongne, intendant des Finances et des Ordres de sa Majesté que Deparcieux compose son ouvrage le plus célèbre intitulé : Essais sur les probabilités de la vie humaine, d'où l'on déduit la manière de déterminer les rentes viagères tant simples que tantines, précédé d'une courte explication sur les rentes à terme, ou annuités, et accompagné d'un grand nombre de table - par Antoine Deparcieux de la Société Royale des Sciences de Montpellier - Paris, Guérin frères - 1746.
Cet ouvrage contient les célèbres "Tables de Mortalité" qui furent utilisées par les Compagnies d'Assurances-Vie et les Banques pendant tout le XIXe siècle et le début du XXe. Dès sa parution, cet ouvrage fut regardé comme le plus parfait jamais paru sur ce sujet. Il obtint un grand succès, non seulement en France mais dans toute l'Europe et fonda définitivement la réputation d'Antoine Deparcieux. Les "Tables de Mortalité" sont considérées aujourd'hui comme le premier ouvrage et même l'ouvrage fondateur de la Science Actuarielle.

En 1746, Antoine Deparcieux est reçu membre de l'Académie des Sciences de Paris qui siège alors dans le Palais du Louvre. Comme la plupart des savants de son époque, il s'intéresse à plusieurs domaines de la mécanique et de l'hydraulique.

En 1747, il publie un mémoire sur la courbure des ondes qui mènent les balanciers dans certaines machines.

En 1751, au château de Crécy-Couvé (près de Dreux) appartenant alors à la marquise de Pompadour, il réalise une machine hydraulique destiné à élever de 163 pieds (environ 50 mètres) les eaux de la rivière de Blaise pour les besoins du château, des jardins et des maisons du lieu. Vers la même époque, il installe le même type de machine au château d'Arnouville (Arnouville-lès-Gonesse) appartenant à Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, ministre de Louis XV. Cette machine élevait les eaux de la rivière du Croult vers les jardins et le château.

En 1760, il fait des expériences sur le tirage des chevaux et donne un mémoire sur l'utilisation des chutes d'eau et les principes de fonctionnement des roues hydrauliques. En 1764, il donne des observations sur les inondations de la Seine à Paris et, en 1768, un mémoire sur les moyens de prévenir les accidents causés par les débâcles.

La ville de Paris qui manque d'eau, a recours à lui : à partir de 1762, il étudie la possibilité d'amener à Paris l'eau de l'Yvette, rivière qui coule au sud de Paris. Il prévoit d'en capter l'eau en amont de Gif-sur-Yvette et de l'amener à Paris, au pied de la tour de l'Observatoire, par un aqueduc de 30 kilomètres. Il constitue un dossier très complet dans lequel il démontre, preuves à l'appui, la faisabilité de ce vaste projet, donne la description de l'itinéraire et tous les plans et détails de sa construction. Mais l'état des finances royales et le manque de volonté de Louis XV en empêchent la réalisation. Deparcieux avait pourtant reçu l'appui de Voltaire qui lui adressa des lettres d'encouragement et le cita longuement dans son conte "L'homme aux quarante écus". Après sa mort, le projet fut repris par son petit-neveu, mais toujours sans succès. Ce n'est que plusieurs dizaines d'années plus tard que les parisiens furent enfin alimentés en eau potable grâce à la construction du canal de l'Ourcq au nord de Paris, puis encore plus tard, par l'aqueduc de la Vanne qui reprend une partie du tracé étudié par Deparcieux au sud de la région parisienne.

En 1765, Louis XV nomme Antoine Deparcieux "Censeur Royal des livres " et lui accorde un logement de fonction dans les galeries du Louvre, rue des Orties. Il fait son testament le 28 octobre 1765, jour anniversaire de sa naissance. Il lègue tous ses livres à l'école de Saint-Florent, la paroisse de son enfance.

Il meurt à Paris le 2 septembre 1768 à 65 ans.
Il était membre des Académies de Paris, de Montpellier, de Lyon, d'Amiens, de Metz, de Berlin et de Stockholm.

Ses travaux ont été repris par son petit-neveu Antoine Deparcieux.


Publications :

-Traité de trigonométrie rectiligne et sphérique (1738)
-Nouveau traité de trigonométrie, avec table des sinus et logarithmes (1740)
-Traité complet de gnomonique (1741)
-Essai sur les probabilités de la durée de la vie humaine, contenant des Tables de mortalité qui ont longtemps servi de base aux placements viagers (1746)
-Mémoire sur la courbure des ondes (1747)

Bibliographie :

-Biographie d'Antoine DEPARCIEUX par E. DURAND
-Voir aussi article de Gérard DELMAS « Antoine DEPARCIEUX et la Marquise de Pompadour paru dans Cévennes Magazine N° 1358 du 22/07/06


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Antoine Deparcieux (1753-1799)

Antoine Deparcieux est un mathématicien français, petit-neveu de l'autre Antoine Deparcieux, né comme lui à Cessous au mas de Clotet le 23 avril 1753, et mort à Paris en 1799.

Biographie

Il est le fils de Jean-Antoine Deparcieux et Anne Trélis. Son grand-père, Pierre Deparcieux, époux de Marie Polge, était le frère aîné d'Antoine Deparcieux, l'Académicien, cité ci-dessus.

Grâce à son oncle, il fait ses études à Alès, puis à Paris où il entre au collège de Navarre en 1763. Ses deux frères, Jean et Jean-Pierre, nés respectivement en 1755 et 1758 le rejoignent au collège de Navarre mais ils n'ont pas la même notoriété. Jean devient officier de marine et Jean-Pierre retourne en Cévennes.

En 1773, il remplace Brisson à la chaire de physique et il hérite du cabinet de physique de son oncle. Esprit très brillant, peut-être même plus que son oncle, il fréquente les salons à la mode, fait un peu de politique, est poète à ses heures et correspond avec Voltaire.

Il publie des mémoires sur les effets de la foudre, un traité élémentaire de mathématiques, une dissertation sur les globes aérostatiques et, enfin, un traité d'algèbre et de calcul différentiel et intégral.

Il remplace Pilâtre de Rozier comme professeur d'astronomie, puis Condorcet comme professeur de mathématiques.
Il meurt en 1799 à 46 ans.

À noter que l'oncle et le petit-neveu sont morts célibataires.



Source : article rédigé par Jacques Dardalhon & Gérard Delmas sur WIKIPEDIA

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Antoine Deparcieux, l'académicien né en 1703

Sans revenir sur la vie et la carrière d'Antoine Deparcieux - Ernest Durand et, récemment, Gérard Delmas et Jacques Dardalhon ont très brillamment écrit sur l'académicien -, rendons hommage à celui qui est né, il y a 300 ans, le 28 octobre 1703, au mas du Clotet de Cessoux, alors hameau de Peyremale.
Lorsque Ernest Durand achève sa biographie d'Antoine Deparcieux, en 1903, il ne connaît pas les origines paternelles de l'académicien, qu'il recherche du côté de Bagnols-sur-Cèze. Grâce au mariage de ses grands-parents, en 1655, nous savons à présent que les Deparcieux étaient issus de « Milheri, diocèze de Lion », charmant petit village de la région voisine, à moins de 200 kilomètres (par les chemins d'autrefois) de Peyremale.

Le berceau de la famille est proche : le village de Parcieux, à une quarantaine de kilomètres de Millery, est inévitablement celui qui a prêté son nom pour en faire un patronyme.
En rapport à ses origines, il nous plaît d'imaginer qu'Antoine Deparcieux ne quitta pas Cessoux pour Lyon, vers 1723, dans le seul « désir de s'instruire », mais qu'il supposait certainement trouver là-bas quelque appui familial.
Il faut savoir que son grand-père, Pierre, exerça certes les métiers de maître-serrurier puis sergent des tailles, mais qu'il fut également « régent d'escolle, habitant du lieu de Cessoux », comme nous l'indiquent deux documents inédits.

Comprenons que la vocation d'Antoine n'est vraisemblablement pas née alors qu'il s'ennuyait à garder les chèvres dans ses montagnes, mais plus logiquement est-elle le fait d'un héritage familial. À Lyon, un cousin ou un oncle, lettré, aurait même pu l'encourager à venir étudier en cette ville. Plus tard, Antoine Deparcieux fera bien chercher ses petits-neveux cévenols, pour les accompagner dans les écoles parisiennes ...

Mais que l'on ne s'y trompe pas : si les Deparcieux sont issus de la région lyonnaise, Antoine n'en est que plus cévenol par sa mère, Jeanne Donzel, de Peyremale, et sa grand-mère paternelle, Jeanne Dardalhon, de Chamborigaud. Et les Dardalhon sont même attestés à Cessoux depuis au moins 1435, c'est dire ...



Source : article rédigé par Pascal JAUSSAUD, « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », in Peyremale... en bref n°6, octobre 2002.
Repris sur Wikipédia



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