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Les prémices de l'exploitation minière 

Article posté par Ψvr2909.
Paru le mercredi 6 mai 2015 à 12:22
Vu 328 fois.

Les prémices de l'exploitation minière



Dans la seconde moitié du 18ème siècle, se met en place une nouvelle organisation productive qui connaîtra un développement considérable après la Révolution française et entraînera un bouleversement de l'économie et des rapports sociaux au 19ème siècle : la concession minière.

Depuis le 16ème siècle, des mines de « terre noire » étaient exploitées dans la « seigneurie de Portes » (Le Pradel, Portes, Robiac, La Vernarède, etc.) mais il s'agissait alors d'une activité artisanale modeste, ayant une influence marginale dans l'économie locale. Au 18ème siècle, l'émergence de nouveaux besoins (pour les fours à chaux, les manufactures, etc.) incite à accroître la production de charbon.

En 1744, Louis XV impose l'obligation d'obtenir une concession pour exploiter les mines. En 1773, un recensement nominatif des exploitants mentionne soixante-dix propriétaires de mines de « charbon de terre » dans le diocèse d'Uzès . Dans la paroisse de Portes, treize mines sont exploitées. Les principales appartiennent à Louis François Joseph de BOURBON, prince de Conti. Une autre, qualifiée de « considérable », est la propriété de Jean Antoine SOUSTELLE, avocat, seigneur du Chambon. Pierre DUMAZER et Louis DAUTUN figurent parmi les propriétaires des mines de moindre importance. On recense également dix mines dans la paroisse de Robiac et trois dans celle de Sénéchas. Par ailleurs, le marquis de CASTRIES, comte d'Alès, possède d'importantes mines dans le vallon de La Grand Combe.

En 1774, le sieur François Pierre de TUBEUF, un gentilhomme originaire de Normandie, obtient du roi une concession exclusive pour l'exploitation des mines de charbon de terre sur un territoire extrêmement large qui s'étend d'Anduze à Villefort et jusqu'à la vallée du Rhône (plus de trois mille kilomètres carrés). Cette concession est consentie pour une période de trente ans, en contrepartie d'une rente annuelle de huit cents Livres destinée à l'entretien de l'École royale des mines . Dans un premier temps, TUBEUF, sans doute conscient des oppositions que l'ampleur de sa concession ne manquera pas de susciter, se contente d'ouvrir deux nouvelles mines à proximité d'Alès. Mais, bientôt, gêné par l'extension des mines de ses concurrents sur des terrains inclus dans le territoire de sa concession, il demande l'application de la clause d'exclusivité qui lui a été accordée. Deux jugements, rendus en 1777, lui donnent raison et font interdiction aux autres charbonniers d'ouvrir de nouvelles mines sur l'aire de la concession du sieur TUBEUF. Les tensions se font alors plus vives avec les exploitants, que soutiennent, en sous-main, les aristocrates propriétaires des mines les plus importantes. Tout en s'opposant fermement aux prétentions des quarante-neuf particuliers coalisés contre lui, TUBEUF tente de composer avec les aristocrates en renonçant, à leur profit, à une partie des droits que lui confère sa concession. Ainsi; en 1782, il abandonne au marquis de CASTRIES l'exploitation des mines du Mas Dieu. Mais le marquis, devenu maréchal, ne s'en contente pas et engage un nouveau procès au terme duquel il obtient, en 1784, de reprendre les mines de Trouillas (La Grand Combe) que TUBEUF exploitait. La même année, un second arrêt accorde à « Monsieur, frère du roi » l'exclusivité de l'exploitation des mines du vicomté de Portes. Ces deux jugements portent un coup sévère à l'entreprise de TUBEUF sans pour autant interrompre le fort développement de l'exploitation minière sur les sites en question. La Révolution française met un terme aux conflits d'intérêts entre les puissants exploitants puisque tous émigrent en 1792. Leurs possessions deviennent alors celles de la Nation.

Durant toutes ces péripéties judiciaires, le développement de l'activité minière s'est poursuivi et a nécessité de recourir à une importante main d'œuvre venue d'abord de différentes provinces de France puis d'Italie et d'Espagne. Ainsi trouve-t-on mention, dans les registres de l'état civil de Peyremale, de Claude NALAUD, mineur originaire d'Alsace, demeurant depuis 1781 au hameau de Lale, ou de Jean Joseph DUBOIS, sans attache familiale à Peyremale, « directeur des mines » en 1787. Le prodigieux développement de l'exploitation minière sera la grande affaire du 19ème siècle en Cévennes et bouleversera radicalement les modes de vie. Dès 1845, les mineurs constitueront plus de la moitié de la population active de la commune de Portes


Bernard COLLONGES
In « Le Mas Arnal et quelques autres hameaux de la paroisse de Peyremale au XVIII° siècle »





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