logog logo logod
  Créer un compte  -  S‘identifier Accueil .:.  Stats .:.  Liens web .:. Contact .:.  Livre d’or vendredi 26 mai 2017 - 05:41
MENU GENERAL 

LE VILLAGE 

Informations Mairie :


UN PEU D'HISTOIRE 

LES ARTICLES 

GALERIE PHOTOS 

PHOTOS ALEATOIRES 
Total : 94 photos

Au fil de l'eau
mini_184_passerelle_elziere_1.jpg

Accédez à la Galerie
(Balades en photos)

Index des articles > LE PASSE > Les inondations


Les inondations 

Article posté par Ψvr2909.
Paru le samedi 9 janvier 2010 à 07:51
Vu 1515 fois.

Les inondations




Depuis toujours, de graves inondations ont noyé les terres du pays, détruit des biens, effrayé les populations. Si la peur des crues est encore si présente chez les Cévenols, c'est bien que ces phénomènes aient parfois été le fait de rares violences. De nos jours, ces frayeurs font encore parties de la culture populaire.

Hormis les catastrophes du 9 septembre 2002, certains se souviennent des plus fortes inondations du XXème siècle, comme celles de 1958.



L'inondation du 9 septembre 1772

À Peyremale, lorsque la Cèze monte, le moulin du Grand Tournant peut rapidement disparaître sous les eaux.

C'est ce qui survint en 1772.
Absent de chez lui au moment du débordement de la Cèze, il est facile d'imaginer la terreur du meunier Paul Chamboredon, revenant quelques heures après la terrible crue du 9 septembre 1772.
Dans ce drame, « il eut le malheur de perdre sa femme avec cinq enfants que l'eau entraîna avec le plus haut étage dudit moulin et tous ses effets, au moyen de quoi il se trouve réduit dans le plus triste état & dans une mandicité affreuse ».

Ainsi, trois mois plus tard, et avec l'appui de la communauté de Peyremale, il supplie humblement les Seigneurs des États de la Province de Languedoc de « lui accorder à titre d'indemnité, sur la province, telle somme que vous jugerez à propos, se recommandant d'ailleurs à votre signalée charité, et il ne cessera d'adresser des voeux au ciel pour la conservation de vos illustres personnes ». Paul Chamboredon tenait le moulin en inféodation depuis plusieurs années.

Si son nom a été oublié depuis - à l'instar du moulin du Deneyriel au Mas Herm -, on l'appelait réellement moulin de coste (côté) ou moulin du Malpas, mauvais pas, endroit par où il est dangereux et difficile de passer.

Construit au début du XVIIe siècle, il appartenait alors à Haut et puissant seigneur Messire Anthoine Hercule de Budos, Marquis de Portes, qui l'affermait à Yzac Jaussal. En 1630, la Marquise de Portes Louise de Crussol, veuve de son mari tué l'année précédente au siège de Privas, promettait « de faire acomoder et rendre le(dit) moullin rouant et battant », prévoyant que si « par inonda(ti)on & ravages d'eaux led(it) moullin viendroit à tomber ou se desmolir en bloct ou en partie, ledict Jaussal ne sera tenu en aulcune faisson du dommage et perte d'icelluy ».

Certes, l'on n'ignorait pas les conséquences d'une crue extraordinaire...

Source : article rédigé par Pascal JAUSSAUD « Peyremale, Peyremalencs, Peyremalès », in Peyremale... en bref n°3, octobre 2002.
Repris sur Wikipédia


L'inondation de 1958

Le plus fort abat d'eau enregistré scientifiquement en 10 heures (soit 950 mm) fut à Valleraugue les 28 et 29 septembre 1900.

La crue la plus meurtrière fut à Bordezac le 11 octobre 1861 (105 morts dans les galeries de la mine, inondées en un quart d'heure).

La crue ayant entraîné le maximum de surfaces submergées simultanément fut celle du 30 septembre 1958.

Pour le gardon et la cèze le dernier grand drame datait des 16 et 17 octobre 1907.
Mais en septembre et octobre 1958, on devait voir bien pire et, la crue du 30 septembre a marqué les esprits cévenols.

Le directeur des Ponts et chaussées constate début octobre 1958 : « La crue a été d'un mètre supérieure à celle de 1907. Du 29 août au 30 septembre, il est tombé un demi-mètre d'eau, ce qui explique la soudaineté de la crue ».

A Saint-Ambroix, la Cèze envahit la cité.
Midi Libre à l'époque évoque une montée extrêmement rapide des eaux. Le lundi 29 septembre, au matin, la Cèze est presque à sec.
Le lendemain, vers 10h, la cote atteint 3.30m. A midi, 6 mètres. La pluie décrite comment torrentielle pendant la journée fait monter la crue de la Cèze à 12mètres vers 18h (contre 9.6m en 1907).
Dans le Bassin alésien, les gardons et la Cèze sortent une seconde fois de leur lit le 4 octobre.

La Cèze fait trois morts à Montclus et à Saint-Ambroix.
Au total, trente-cinq morts sont comptabilisés après de la crue du 30 septembre.
Le bilan des pertes humaines est sans équivalent dans l'histoire contemporaine des inondations.

Neuf ponts à l'eau. A Bessèges, le pont suspendu et celui de Lalle disparaissent.

A la suite de ces crues dévastatrices des 30 septembre et 4 octobre 1958, le Conseil Général du Gard a décidé la construction de plusieurs barrages écrêteurs, dont le barrage de Sénéchas.



image



Le barrage a été construit en 1973 Au confluent de la Cèze et de l'Homol. Il a fallu 3 ans pour le construire.
Actuellement, il sert également de soutien d'étiage en période estivale pour la vallée inférieure.


Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /mnt/114/sda/4/3/peyremale.village/kwsphp_v1.6.835/kwsphp_v1.6.835/includes/commentaires.php on line 37
 

Pas de commentaires


Poster un commentaire 
Image Seuls les membres peuvent poster des commentaires. Image
S'identifier - S'enregistrer

- Peyremale Village - Site réalisé par V.R. avec KwsPHP -
Toute reproduction ou diffusion du contenu du site est interdite sans autorisation de son auteur.
(Pour une parfaite lisibilité, nous vous recommandons une résolution d'écran de 1280 par 768 pixels)